
Il existe plus de 50 normes volontaires en foresterie dans le monde et plusieurs d’entre elles sont utilisées en Amérique du Nord. Pourquoi autant de normes alors qu’une seule rendrait certainement les choses plus faciles pour toutes les parties concernées ? Bien qu’intéressant comme concept, il est peu probable qu’une norme unique puisse couvrir la diversité des types forestiers et des écosystèmes d’Amérique du Nord, la diversité des systèmes de tenure, (propriété publique, propriété privée), les différents besoins et systèmes opérationnels des entreprises, y compris leurs sources variées d’approvisionnement en bois, ou encore les différents besoins et priorités des utilisateurs de produits du bois. Une seule norme risquerait de ne pas couvrir toutes les réalités des nombreuses opérations d’aménagement forestier alors que plusieurs normes vont vraisemblablement se traduire par une application plus généralisée et, en fin de compte, par une amélioration plus marquée de l’aménagement forestier.
Heureusement, il existe aussi des initiatives qui visent à aider les acheteurs et les consommateurs à composer avec la diversité des normes. Après tout, pour leur être utile, la certification doit demeurer un outil crédible pour communiquer des pratiques durables. C’est pourquoi l’industrie forestière canadienne appuie activement l’initiative internationale de reconnaissance mutuelle qui cherche à mettre en place un mécanisme d’équivalence entre les normes crédibles de certification. L’industrie canadienne n’est pas seule. La reconnaissance mutuelle est appuyée par une grande partie des propriétaires forestiers, des entreprises de produits forestiers, des organismes environnementaux, des syndicats et des autres intéressés, ainsi que par de nombreuses agences gouvernementales et intergouvernementales dans le monde entier.
L’objectif de la reconnaissance mutuelle est de fournir une masse critique de produits de bois certifiés de façon crédible en reconnaissant que des systèmes de certification différents peuvent procurer des normes à peu près équivalentes d’aménagement forestier durable. Le processus de reconnaissance mutuelle établit un seuil d’acceptabilité élevé pour les normes participantes, tout en permettant l’utilisation de normes qui conviennent aux conditions locales et régionales. En permettant de différencier les normes de certification crédibles de celles qui ne le sont pas, la reconnaissance mutuelle utilise les forces du marché pour offrir une gamme de normes de certification qui assureront aux clients que les produits de bois qu’ils achètent contribuent à l’aménagement forestier durable.
Le Programme de reconnaissance des certifications forestières (PEFC) a déjà mis en place un processus de reconnaissance mutuelle. Le PEFC a été créé pour reconnaître les normes selon des critères clés de crédibilité, qui se fondent à leur tour sur les critères reconnus par les processus intergouvernementaux pour l’AFD. Le PEFC continue de croître et est actuellement le principal programme de reconnaissance des certifications forestières dans le monde. Pour plus d’information sur le PEFC, cliquez ici.